Mon hospitalisation
18 novembre 16h: Ma première infirmière (Yolande) prend mes constentes, tension, température, oxygène ok... pouls 116, houla ça doit être le stress Mme Grénon, c'est le premier jour.
Plus tard elle repasse pour ma piqure d'anti coagulent, et analyse d'urine et prise de sang hihihi. Les complications commencent. J'ai de toutes petites veines, qui roulent....
Mes urines, je ne peux pas me lever, donc on essaie avec le bassin, sauf que j'ai très très mal, je n'arrive pas à soulever mes fesses, hop on prend l'urinal féminin.
Vous vous rendez compte ? Des étrangers regardent vos parties intimes, je suis bloqué, j'ai envie mais rien ne sort. Yolande décide d'allumer l'eau de la salle de bain. Vous pensez que cette technique fonctionne? Oui ça fonctionne, mais j'ai raté l'analyse, il faut deux jets différents j'en ai fait qu'un, on recommencera demain.
19 novembre 6h : Pourquoi les infirmières prennent vos constantes à 6h du matin, on a pas le droit de dormir à l'hôpital ? (j'ai oublié de leurdemander). C'est parti, température ok , tension ok, oxygène ok, pouls 118.
mewde alow !!! (Je suis antillaise, j'aime pas les R).
Mes urines c'est fait et là on me dit : Madame vous faite une infection urinaire, vous avez du sang dans les urines, vous n'avez pas mal ?... Moi : non je ne sens rien. L'infirmière me dit c'est impossible, vu la couleur de vos urines, ça devrait vous bruler....
La douleur au niveau de la hanche, sur une échelle de 1 à 10 vus l'estimez à combien ? 22
L'infirmière :- « Pardon ? » Moi :- «10 »
J'ai pensée trop fort mais 22 est sorti, c'est horrible d'avoir mal à ce point-là, mais je garde le sourire.
Les jours suivants j'ai eu le droit aux même rituels 6h 14h20 17h30 23h les constantes, la piqure pour les anti-coagulants, prise de sang tous les matins jusqu'au samedi matin mon pouls ne voulait pas descendre en dessous de 110.
20 novembre : électrocardiogramme, tout va bien, malgré un coeur qui va trop vite au repos. Je suis toujours alité donc on me commande un matelas anti escarre (matelas à air, c'est trop bien).
23h : dernière constantes de la journée, et l'infirmière me réveille un peu stressé en me demandant si je vais bien. « Madame vous faite de la fièvre, vous en êtes rendu compte ? »
Moi : Non je dormais, je ne sens rien à part ma douleur à la hanche.
L'aide-soignant cours chercher de la glace, 3 h plus tard tout rendre dans l'ordre.
21 novembre: Réveil difficile et j'entends l'infirmière qui s'énerve dans le couloir après un brancardier. Je l'entends crier, elle explique que je ne peut pas faire de radio, mon corps n'est pas manipulable....
Malheureusement, j'ai du faire ces radios: mains, pieds, genoux, hanches, poumons, torse, coudes....et j'ai pleuré, les douleurs sont trop intenses. Après la torture, le radiologue fait appel à deux brancardiers pour me remettre dans mon lit, j'ai trop mal.......donc, étape1: mettre le matelas de glisse sous mon corps, étape 2: me transférer de la table de radio à mon lit.......Et là ce fût horrible, j'ai encore crié, je ne voulais plus que quelqu'un me touche.
22 novembre: rien de spéciale a part ma prise de sang
23 novembre: 6h30 réveil nauséaux on me donne du prinperan mais je ne le garde pas. Je suis prise de diarrhée. Donc analyse de selles et d'urines.
24 novembre: j'ai meilleure mine, et j'ai le droit au scanner des sinus===>RAS.
25 novembre: aucun examens en vue, ouf je peux un peu respirer
26 novembre: échographie de la vessie, des reins et du fois===>RAS
21h: douleur subite à la poitrine, paniqué j'appel les infirmières: electrocardigramme, normal.
27 novembre: mon rumathologue s'inquiète,elle pense que je dois faire une embolie pulmonaire, donc je dois faire une scintigraphie des poumons.
Après le scintigraphie, je remonte dans ma chambre et la je veux me lever et marcher jusqu'a la salle de bain.....J'attrape une béquille, la 2ème béquille......Ma mère et ma voisine de chambre sont inquiètes mais m'encourage quand même. Je fais des petits pas, mais je marche. Mais cette joie est vite repartie quand l'infirmière de nuit me gueule dessus comme si j'étais sa fille de 10 ans. apparemment je n'aurais pas du me lever sans avoir eu l'accord du médecin, car les résultats de la scintigraphie n'étaient pas arrivés. pff retour au lit.
28 novembre: La chef de clinique vient me voir avec l'interne et m'annonce que tout va bien, je n'ai pas d'embolie pulmonaire.
Moi: Yes et j'applaudie
Cette dame est aussi heureuse que moi. Elle me dit que si elle aurais plus de pouvoir je commence le traitement dès maintenant, mais il faudrait dabord vérifier que je n'ai aucune infection au niveau des dents.
Par la même occasion, une échographie des hanches est faite===>RAS
Echographie du coude==> il y a du liquide, donc ponction + infiltration
Ce jour là, j'ai pris mes béquilles et pour une fois j'ai pu sortir de ma chambre en sans brancart (au ralenti bien sûr).
29 et 30 novembre: un weekend agréable, en plus de la morphine le médecin me prescrit des corticoïdes et bizarement les douleurs diminuent==> RAS
1er décembre : Vaccin contre la grippe (PREVENAR 13), je commence à angoisser les internes, je veux sortir, j'ai la pêche
2 décembre: 1ere injection d'HUMIRA, je sais que je vais sortir bientôt.
3 décembre: je discute avec l'interne et le médecin, je sors demain woua, joie, bonheur, enfin!
Je vais avoir des séances de kiné, des seances de balnéothérapie, des injections tous les 15 jours.
Je suis tellement excité, je j'appelle le kiné rdv ok, infirmière rdv ok, aide ménagère rdv ok.
4 DECEMBRE: Jour J et pourtant je prends mon temps, les infirmières me laissent faire ma grace mat', je prend mes constantes toute seule, c'est jour de fête.....